« Combien de séances va-t-il me falloir ? »
C’est une question que l’on me pose régulièrement lorsque des femmes me contactent pour se renseigner sur mon accompagnement.
Et je la comprends.
Lorsque quelque chose nous pèse depuis longtemps, lorsque certaines situations semblent se répéter ou que l’on ressent le besoin de mieux comprendre son histoire familiale, on aimerait savoir combien de temps il faudra pour avancer.
Parfois, on aimerait même entendre :
« En deux ou trois séances, ce sera réglé. »
Mais je ne peux pas vous faire cette promesse.
Combien de séances faut-il en psychogénéalogie ?
Chaque personne arrive avec une histoire qui lui appartient.
Son vécu, ses questionnements, ses ressources, sa disponibilité et son rythme sont différents.
Deux personnes peuvent venir avec des problématiques qui semblent similaires et pourtant avoir besoin d’un accompagnement très différent.
C’est pourquoi je ne peux pas déterminer à l’avance un nombre exact de séances.
Pour moi, l’important est de pouvoir avancer ensemble et de réévaluer régulièrement où vous en êtes et ce dont vous avez encore besoin.
Un accompagnement doit aussi respecter votre réalité
Commencer un travail sur soi demande également de prendre en compte ce que vous pouvez réellement y consacrer.
Du temps.
De l’énergie.
Et aussi un budget.
Votre situation peut évoluer au cours de l’accompagnement.
Vous pouvez traverser une période professionnelle ou personnelle plus difficile, avoir moins de disponibilité, ressentir davantage de fatigue ou simplement avoir besoin de ralentir.
Cela ne signifie pas que vous ne souhaitez plus avancer.
Pour moi, un accompagnement ne devrait pas devenir une pression supplémentaire dans votre vie.
Oser dire quand quelque chose ne nous convient plus
Une discussion récente m’a particulièrement fait réfléchir.
Une personne me confiait qu’elle suivait une thérapie depuis quelque temps mais qu’elle avait désormais le sentiment de ne plus avancer.
Sa situation personnelle et financière avait également changé.
Pourtant, elle n’osait pas en parler à la personne qui l’accompagnait.
Ce qui m’a interpellée, c’est cette phrase :
« Je n’ose pas lui dire. »
Pour moi, pouvoir parler de ce que l’on ressent dans son accompagnement est essentiel.
Pouvoir dire :
« J’ai besoin de ralentir. »
« Financièrement, cela devient compliqué. »
« J’aimerais espacer les séances. »
« J’ai l’impression de ne plus avancer. »
« J’aimerais que nous reparlions de mon accompagnement. »
Toutes ces paroles ont leur place.
Bien sûr, chaque professionnel possède son cadre et sa manière de travailler. Certains rythmes peuvent également être proposés pour des raisons précises.
Mais cela n’empêche pas le dialogue.
Vous devez pouvoir poser des questions et exprimer ce que vous vivez dans votre accompagnement.
Faire une pause signifie-t-il abandonner ?
On peut parfois avoir peur qu’une pause efface tout le travail déjà réalisé.
Pourtant, une pause ne signifie pas forcément abandonner son chemin.
Elle peut permettre de laisser décanter ce qui a été travaillé, d’observer ce qui change dans son quotidien, de reprendre son souffle ou simplement de réfléchir à ce dont on a besoin pour la suite.
Parfois, avancer signifie continuer.
Parfois, cela signifie ralentir.
Espacer les séances.
Réajuster.
Ou faire une pause.
Lorsque cela est possible, je trouve important de pouvoir réfléchir à cette décision avec la personne qui vous accompagne.
Ma vision de l’accompagnement en psychogénéalogie
En tant que praticienne en psychogénéalogie, je ne suis pas là pour faire le chemin à votre place.
Je ne suis pas non plus là pour vous promettre qu’en quelques séances toutes vos difficultés auront disparu.
Je suis là pour vous accompagner dans l’exploration de votre histoire familiale et des questionnements qui vous amènent aujourd’hui.
La psychogénéalogie peut notamment nous amener à nous intéresser aux événements marquants de l’histoire familiale, aux répétitions, aux transmissions ou encore aux silences qui peuvent faire écho à votre propre vécu.
Elle propose des pistes de réflexion et d’exploration. Elle ne permet pas d’affirmer avec certitude qu’une difficulté actuelle trouve nécessairement son origine dans l’histoire familiale et ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.
Dans mon accompagnement, je souhaite également que vous puissiez parler librement de la manière dont vous vivez ce travail.
De ce qui vous convient.
De ce qui vous questionne.
Mais aussi de ce qui pourrait avoir besoin d’être réajusté.
Parce que respecter votre rythme fait pleinement partie de ma manière de vous accompagner.
Et si nous prenions le temps d’en parler ?
Vous vous interrogez sur votre histoire familiale ?
Vous avez le sentiment que certaines situations se répètent dans votre vie ?
Vous aimeriez découvrir ce que pourrait vous apporter un accompagnement en psychogénéalogie, mais vous avez encore des questions ?
Je serai heureuse de pouvoir échanger avec vous.
Ce premier contact peut être l’occasion de m’expliquer ce qui vous amène, de découvrir ma manière de travailler et de voir si mon accompagnement correspond à vos besoins.
Sans promesse de résultat immédiat.
Sans nombre de séances fixé arbitrairement.
Et surtout, dans le respect de votre histoire, de votre réalité et de votre rythme.
Parce que vous accompagner, ce n’est pas décider du chemin à votre place. C’est vous accompagner pour que vous puissiez trouver le vôtre.
Sonia Dos Santos Rosa